Some movies that have been studied so far, be it for film critics or teaching:
This use scenario of our framework is based upon real experiments (screenshot), upon which we will explain various points. Miss X, a foreign language teacher wants to use a movie as a pedagogical exercise. Her class consists in two steps:
To prepare this class, Miss X uses the Advene prototype. She has to define a structure of annotations relevant for her pedagogical activity, annotate the movie according to this structure and eventually use the result with her pupils.
An educational institution provides on its web server annotation schemas designed for this kind of activity. Each schema defines various annotation types and relation types, related to the activity (denoting a specific dimension of analysis). For example, the watching-tips schema defines the following annotation types: character (annotating a meaningful occurrence of a character), vocabulary (annotating the occurrence of a difficult word, with its definition), caption (holding subtitles for the studied movie).
Generic views are also bundled with the schemas, displaying some of the annotations in a meaningful way. For instance, a User-Time Based View vocabulary-list produces a hypertext document listing all the difficult words of the movie, and allows to visualise the moment of occurrence of each word. A Stream-Time Based View with-watching-tips produces an augmented playback of the stream with subtitles and visual cues added (from the watching-tips schema) to the original movie.
Mr Y, one of Miss X's colleagues, already studied the movie in his class and thus created vocabulary annotations and defined video sequences, using the same schemas. He gives her the XML file holding his annotations, for her to reuse. They do not have to exchange DVDs, both of them having their own copy.
Using the same schemas as Mr Y, Miss X can reuse, by copying or referencing, some of his annotations. She can add her own annotations (for instance, vocabulary more relevant to the level of her class). She can even design and use her own schema, corresponding to a kind of exercise not covered by the institution's schemas. Finally, she writes another document as a UTBV, illustrated with movies screenshots and annotation contents, that she will use as an exercise sheet for her pupils.
At the beginning of the class, the teacher distributes a sheet with the difficult vocabulary list, generated by the generic UTBV vocabulary-list from the institution's schemas, so that the pupils can have a written support.
Then the pupils watch the STBV with-watching-tips which displays the movie enriched with the watching-tips annotations and stops at the end of each sequence. Finally, the teacher distributes the exercise sheet that she wrote, enriched with annotation data and movie screenshots.
Messieurs Dupont et Jean sont formateurs en cinéma, intervenant auprès d'un public d'enseignants. Ils souhaitent mettre en place une analyse du film Rashomon d'Akira Kurosawa, qu'ils possèdent chacun en DVD. Ils disposent de schémas d'annotation prédéfinis en commun au sein de leur groupe de travail, permettant d'annoter un film par son découpage en plans et en séquences, ainsi que d'annoter les apparitions des personnages. Un assistant semi-automatique d'annotation leur permet de réaliser facilement le découpage en plans du film. Ils décident ensuite de se partager le travail : M. Dupont annote d'abord suivant la dimension d'analyse « séquences-plans-transitions », puis M. Jean annote suivant la dimension d'analyse « personnages », en s'appuyant sur le découpage en plans.
Une fois les annotations posées, MM. Dupont et Jean les mettent en commun dans un unique recueil. Les schémas d'annotation prédéfinis sont assortis d'un certain nombre de vues. Ces vues permettent par exemple de construire un résumé du film avec une image par séquence, par plan, etc. de naviguer dans le film suivant les apparitions d'un personnage donné, d'analyser les types de transition utilisés.
Comme les schémas précédents ne sont pas suffisants pour l'analyse de Rashomon, ils décident de mettre en place un schéma spécifique, leur permettant de mettre en relation les scènes parallèles, et plus particulièrement leurs points communs et leurs différences. Ils créent pour cela un schéma simple permettant de créer des annotations correspondant à tout élément entrant en jeu dans une scène (objets, évènements, positions, etc.), et de les mettre en relation avec les occurrences des mêmes éléments dans une ou plusieurs autres scènes. Par exemple : le duel entre le samurai Takehiro et le bandit Tajomaru (qui n'a lieu que dans deux des versions) ; la musique (qui accompagne trois versions sur quatre) ; l'utilisation de la dague ; etc. Après avoir annoté suivant ce schéma, ils disposent d'un recueil faisant office de grille d'analyse permettant de comparer les différentes versions.
Pour appuyer les comparaisons, la visualisation du recueil pourra se faire suivant deux modes :
Le résultat de ce travail est ensuite utilisé au cours d'une formation d'enseignants de Lycée au cinéma. Le recueil, contenant les schémas, les annotations et les vues, est fourni aux enseignants, qui disposent également de l'outil Advene et du DVD de Rashomon. Ils peuvent à leur tour réutiliser en classe les vues fournies, mais ils ont également la possibilité d'ajouter leurs propres annotations (et analyses) à leur recueil, qui pourront être réintégrées par le groupe de travail.

Mme Smith est professeur d'anglais en collège. Elle dispose d'un court-métrage sur support DVD qu'elle souhaite exploiter en classe. Plus précisément, elle souhaite :
Pour préparer ce cours, Mme Smith utilise l'outil Advene. Elle doit d'abord disposer d'une structure d'annotations (schéma) pertinente pour son activité pédagogique, annoter le film conformément à cette structure, et définir une ou plusieurs présentations (vues) de ces annotations pour les exploiter avec ses élèves.
Dans ce scénario, le CRDP fournit sur son site Web un recueil contenant déjà
Par exemple, ces schémas permettent le découpage du film en épisodes (unités pédagogiques), et une vue typique consiste à visualiser le film avec un arrêt automatique à la fin de chaque épisode (vue temporalisée).
Ils permettent aussi d'annoter les apparitions caractéristiques des personnages par une description de ce personnage, ou les emplois de mots difficiles par leur orthographe et leur définition. Une vue typique de ces annotations est une fiche de préparation, composée d'une présentation générale des personnages et d'un lexique par ordre alphabétique (vue détemporalisée). Une autre vue typique consiste à écrire les mots difficiles à l'écran lors de leur emploi (vue temporalisée).
Enfin, les schémas fournis permettent d'annoter le film afin de mettre en place des exercices classiques : questions/réponses, quels objets apparaissent dans le film, etc. Des vues (détemporalisées) sont fournies pour construire les énoncés et les corrigés des exercices sur la base de ces annotations.
Un collègue de Mme Smith a déjà étudié le même film en classe, et à cette fin, annoté le film par un découpage en épisodes, une liste des personnages et des mots de vocabulaire (en utilisant les schémas du CRDP). Il transmet à Mme Smith son recueil d'annotations (un fichier), sans avoir à lui transmettre le DVD, puisque tous deux disposent d'un exemplaire.
En réutilisant ce recueil, Mme Smith utilise les annotations posées par son collègue et en définit de nouvelles. Elle ajoute par exemple des mots difficiles pour s'adapter au niveau de sa classe. Elle annote également le film conformément aux schémas de génération d'exercices. Elle peut enfin définir ses propres schémas d'annotation, et des vues associées, afin de réaliser des exercices non couverts par les schémas du CRDP.
Enfin, elle compose une vue (détemporalisée) « feuille de cours », comportant la présentation des personnages (illustrée par une image du film), le lexique des mots difficiles et tous les exercices qu'elle a défini par ses annotations, à distribuer à ses élèves en début de cours. Cette vue s'appuie bien sûr sur les vues livrées avec les schémas du CRDP. Mme Smith compose également une autre vue (détemporalisée) « corrigé des exercices », où les réponses aux questions sont, le cas échéant, illustrées d'images du film.
La capture d'écran suivante illustre ces mises en oeuvre : on peut y trouver une visualisation du film enrichi par des annotations, ainsi que la génération d'une feuille d'exercice comprenant des illustrations tirées à la volée du DVD.
En cours, Mme Smith distribue la feuille de cours et lance le film. Conformément à la vue (temporalisée) spécifiée par le CRDP, chaque occurrence de l'annotation de type « mot difficile » donne lieu à l'apparition de ce mot sous forme de sous-titre ; de plus, à la fin de chaque épisode, le film s'arrête automatiquement. Les élèves traitent les exercices correspondants, puis visualisent l'épisode suivant. A la fin de la séance, Mme Smith distribue aux élèves le corrigé des exercices.